Le débarquement de la Normandie : Un véritable point tournant de la Seconde Guerre mondiale

Le jour J et la bataille de Normandie
75e anniversaire — 1944-2019


Le 6 juin 1944, les forces alliées attaquent les défenses allemandes se trouvant le long des plages de la Normandie en France avec l’objectif de frayer un chemin vers l’Allemagne depuis l’ouest. La victoire dans la campagne de Normandie s’est avérée très coûteuse sur le plan humain. De toutes les divisions du Groupe de l’Armée britannique, ce sont les Canadiens qui ont subi les plus lourdes pertes.1

Le 6 juin 2019 marque le 75e anniversaire du jour J et de la bataille de Normandie.1

Que signifie « jour J » ?

Lorsque l’on planifie une opération militaire, la date exacte à laquelle l’attaque sera lancée n’est pas toujours connue d’avance. Pour cette raison, le terme « jour J » est utilisé pour désigner la date de commencement d’une attaque. Bien qu’il a été utilisé dans la planification de nombreuses autres opérations, le terme est désormais surtout associé à l’invasion de la Normandie, en France, par les Alliés le 6 juin 1944.2

Juno Beach : le Canada au jour J


D’abord prévue pour le 5 juin, l’invasion est repoussée à cause du mauvais temps. Finalement, aux premières heures du 6 juin, le jour J, des vagues de planeurs et d’avions commencent le largage des parachutistes dans les campagnes normandes. Beaucoup d’entre eux manquent leurs cibles à cause des tirs antiaériens et de la confusion générale. Plusieurs parachutistes meurent noyés après avoir atterri dans des champs inondés par les Allemands.2 


Sur la Manche, une flotte de plus de 6 900 navires, dont 110 vaisseaux de guerre canadiens, s’approche de la côte à mesure que le jour se lève.2 

Après le bombardement aérien et naval des défenses côtières allemandes, on lance la première vague de navires de débarquement remplis de soldats nerveux et, souvent, atteints du mal de mer. Les bombardements alliés n’étant pas parvenus à détruire les postes de défense ennemis, les soldats font face à une résistance féroce. En effet, à leur arrivée sur les plages, ils doivent se débattre dans des eaux leur arrivant à la poitrine tout en évitant les tirs ennemis. Sur Juno Beach, les troupes canadiennes affrontent l’artillerie, les mitraillettes, les pièges et les mines allemandes, mais c’est le débarquement d’Omaha Beach qui se révèle le plus difficile de tous : les troupes américaines accusent de graves pertes d’abord sur le sable, puis sur les escarpements surplombant la plage. Plus de 2 000 Américains périssent ou sont blessés avant qu’Omaha ne soit conquise, colorant de leur sang les eaux agitées de La Manche.2


Au total, on compte quelque 10 000 victimes alliées lors du jour J, dont 1 074 Canadiens sont blessés. De ce nombre, 359 sont des Canadiens tombés au combat. Des centaines d’Allemands sont aussi tués ou capturés, et des civils français meurent sous le coup des projectiles et des bombes qui pleuvent sur les villages environnants. Bien qu’aucune des Forces alliées ne soit parvenue à gagner le terrain désiré au jour J, une tête de plage est établie, et permet à des vagues successives de troupes, de chars et d’équipements d’artillerie et autres d’arriver sur les rives.2

Le 6 juin 1944, plus de 150 000 soldats alliés participaient au débarquement de Normandie qui s'étendait sur un front de 80 km. Parmi eux, 14 000 Canadiens ont pris d'assaut la plage de Juno pendant que d'autres étaient parachutés à l'est du débarquement.3


Plus de 75 ans plus tard, il est difficile de concevoir l’horreur de la Deuxième Guerre mondiale alors que nos parents et nos grands-parents sont de moins en moins présents pour nous la raconter. Le Jour J est une grande journée de sacrifices pour notre liberté.


Sources : 
1 Anciens Combattants Canada
2 L’Encyclopédie canadienne 
3 Sympatico.ca